29/09/2003

Echange de bons procédés

je lis: Le maître des illusions de Donna Tartt
j'écoute: Echoes de The rapture


Qu'est ce que je croyais? Que je pourrais balayer d'un revers de la main cette histoire foireuse?
Non. Bien sûr, non.

Encore une fois j'ai cédé. Mais je lui ai lancé un ultimatum: soit il va voir quelqu'un (psy, asso, gourou, magnétiseur, Bernard Minet, etc...), soit je pars. Bon c'est radical, mais c'est comme ça. C'est la seule façon que j'ai d'agir. Et peut-être de déléguer.

Malgré tout, je doute. Je ne sais plus si j'y crois encore. Accepter de me confronter à cette situation m'a révélé que la base de notre couple était un dysfonctionnement géant. Nul. Je pourrais faire des listes entières de ce qui ne va pas. Oui, on s'aime. Mais ceux qui pensent que celà suffit amplement se trompent malheureusement. Si on vivait chez "Mon petit poney", d'accord. Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas le cas.

Une remise en question s'impose. Celà fait tellement longtemps que je n'ai pas été célibataire, que j'ai accumulé les relations pourries, que je n'ai pas eu le temps de me poser 2 minutes pour savoir ce que je voulais vraiment. A vrai dire, je me cache derrière les autres. Parfois, j'ai le sentiment de me servir des gens comme faire-valoir. Pour leur imposer mon autorité naturelle (dixit ma prof de théâtre, et pourtant je n'avais que 13 ans).

La solitude me fait peur car je veux la choisir. J'aime avoir mes moments, mais ceux que j'ai décidé, pas ceux que je subis. Habiter seule? impossible. Mes démons sont à la porte et j'ai besoin que quelqu'un les empêchent de rentrer à ma place.

Je ne me plains pas. Je ne suis pas du genre à m'apitoyer sur mon sort, d'autres le font pour moi. Je ne me traîne pas dans les rues le dos courbé, je marche d'un pas assuré, le sourire aux lèvres. Ce serait indécent que je me fasse passer pour une malheureuse, je ne le suis pas. J'ai appris à accepter les aléas de la vie. Fatalement.

Vendredi soir, et pour la première fois depuis longtemps, j'ai fait une crise de panique. Bon, c'est totalement de ma faute, car j'ai arrêté brutalement de prendre mes antidépresseurs, ce qui est déconseillé. La vérité, c'est que je n'ai même plus d'argent pour me payer une consultation chez le médecin; le psy à 48 euros la scéance, n'en parlons pas. Ma carte vitale est en rade. Et quand je sens que ça ne va pas, je consomme. Je dépense comme si je devais mourir demain. Du coup, j'ai changé 4 fois de couleur de cheveux en 4 semaines. Et comme au moment de ma crise, j'avais des fourmillements dans le crâne, je m'étais persuadée que c'était la teinture qui me détruisait le cerveau. C'est absurde. Mais quand j'y repense, c'est très drôle. N'empêche, je faisais moins la maline vendredi.

Samedi soir, Citron a fait la gueule parce qu'au tex-mex, durant un repas avec des amis, je lui ai dit "Si tu bois une goutte d'alcool, je me barre du resto". Mais lui, il voulait boire sa margharita, parce que "un chili sans margharita c'est inconcevable". Pauvre con.

Il boit, j'achète.

Je suis finalement aussi compulsive que lui.

Ca existe l'overdose d'H&M?