
Faudrait que je bosse sous Lexomil, ce serait ça la condition idéale pour ne pas m'énerver et ne pas pretexter aller mille fois aux toilettes en une demie-heure pour me calmer.
En ce moment, la vie est passionnante comme une boîte de salsifis en conserve, on se lève, petit dèj, salut à ce soir, travail travail travail, manger, retravail, rentrer, manger, fatigués, dormir. Libido sagement jetée dans la pile de linge sale.
Enfin, parler, ça on peut encore, pendant notre quart d'heure étendus sur le tapis rouge à regarder le ciel comme il est joli et l'immeuble d'en face comme il est bizarre.
Toyboy a recommencé à donner des cours à la fac, mais pas celle de l'année dernière, une autre mieux et plus près et toute neuve et avec des étudiants moins tous pourris. Moi je me disais quand même, ses élèves devaient se dire "oulala", comme quand moi je regarde Harry Roselmack présenter les infos à midi sur Canal +, "il est quand même pas mal".
Je lui ai posé la question, parce que je sais bien que c'est pas lui qui se vanterait (j'avoue que moi je le fais, quand on me dragouille un peu, je me la pète, comme un enfant qui montrerait son pathétique dessin à sa mère. C'est honteux.)
"Dis, les filles de tes cours, elles te font pas des avances?
- Beuh, euh, non.
- Allez, siiiiiiiiii, raconteuh!
- Bah, je sais pas, il y a 3 filles de mon cours ce matin qui sont venues me demander si je voulais boire un verre avec elles, en précisant que je pouvais amener des amis et mon "éventuelle" copine."
Ah c'est beau la naïveté, il avait même pas vu qu'elles venaient se renseigner sur son statut. Mais point de jalousie! elles ont bien raison d'essayer les bougresses, j'aurais fait la même chose (en plus subtil, évidemment, parce que je suis TRES subtile).
"Mais, tu sais, a t'il dit après un court instant, tu n'as aucune raison de t'inquiéter: tu parles anglais beaucoup mieux qu'elles."
Me voilà rassurée.
