05/10/2005

Blimey



Ca va bientôt faire 3 ans que je tiens ce journal, plus ou moins régulièrement. Je n'en retire aucune gloire particulière, je ne vais pas faire un bilan chiant ou analyser le phénomène des blogs, parce que clairement, j'en ai rien à foutre, et puis tous les magazines, la télé, et de nombreux sites sur le net le font déjà. Le blog, nouveau média qui va enterrer les autres, le blog est il plutôt slip ou caleçon, le blog se fait il coiffer chez Jacques Dessange ou chez Toni & Guy, ça ne m'interesse pas. A l'image de ma mère, qui, à chaque fois qu'elle voit un article dans un journal sur les blogs, me le met sous le nez.

Bizarrement, l'interactivité liée aux blogs ne m'indiffère. Au début, je trouvais ça chouette et puis bon, après des gens qui viennent commenter avec des réactions aussi primaires que "Je suis avec toi de tout mon coeur" ou "qu'est ce que tu es conne ma pauvre fille", je vois pas ce que ça peut apporter à un débat qui n'existe même pas.

Je n'ai jamais voulu faire porter à ce journal une autre vocation que celui de "journal sur internet" avec sa réalité parfois déformée, il est évident que j'écris pour qu'on me lise sans pour autant me prendre pour ce que je ne suis pas, et je ne trouve pas impudique de me livrer tel que je le fais.


Toyboy est enfin parti pour la capitale du monde. Je dis enfin parce qu'il devait en fait partir hier mais lorsqu'il est arrivé à l'aéroport, il était fermé, les avions ne décollaient plus pour cause de grève des contrôleurs aériens. Alors il a attendu. 1 heure, puis 2, puis finalement 6 heures, pour se voir dire que ça ne servait plus à rien.


Il est revenu alors que je mangeais piteusement un gâteau Ikea à la cannelle (d'ailleurs, les gens se foutent bien de ma gueule parce que je mange des gâteaux Ikea, mais c'est super bon quand même, et puis ils sont pas en kit comme les meubles, alors ça va). Je dis "piteusement" parce que j'étais un peu triste qu'il soit parti.


Bon alors hier soir quand même Toyboy boudait tellement hardcore que j'en suis presque venue à me justifier pour mon peuple. Mais la grève elle m'a bien embêté moi aussi parce que, comme je circule en vélo, au lieu des 10 000 connards qui essayent quotidiennement de m'écraser avec leurs bagnoles, ils étaient 30 000, et vachement énervés. Heureusement que De Villepin prend pas le bus, sinon, la grève aurait pu marcher, hein, on sait jamais.


On a commencé à regarder "Le cinquième élément" mais c'était trop nul alors on a éteint et on a parlé de ninjas, qui est l'obsession ultime de Toyboy en ce moment, et comme je voulais lui faire plaisir après ces 6 heures d'attente passées avec d'autres anglais qui disaient "Blimey", "Fucking hell", "God save the queen" ou encore "Waterloo, I was defeated, you won the war", je me suis dit qu'il méritait bien un peu de réconfort.


Bon enfin, maintenant, ça y est il est dans l'avion et moi je m'apprête à partir à Paris jusqu'à la fin de la semaine.