24/04/2005

This is so bad it's almost good



Je devais pas, et puis en fait si.

Ca s'est décidé au dernier moment, comme ça, parce que moi, au départ j'avais calculé que 5 centimes d'euro pour aller passer la soirée à Paris à l'occasion de la crémaillère de ma Alana, ça faisait un peu juste. Mais Queenie m'a prêté l'argent et nous sommes partis à l'arrache samedi, on a sauté dans un TGV et on a joué au pendu pendant 2 heures.

Ma Alana est venue nous chercher et puis y'a eu la fameuse soirée. Il fallait se déguiser en personnage de BD. Les soirées à thème, ça fait toujours chier, et puis quand tu y es en fait, c'est plutôt marrant. Moi, j'avais décidé de me déguiser en Enid (à droite sur l'image) de la BD "Ghost World". Evidemment, personne connaissait (enfin, si, Queenie, ma Alana, et un couple). En même temps, je me voyais pas en Obélix.

Ben n'empêche, et même si personne a remarqué, c'était über-ressemblant. Les quatre personnes cools de la soirée et Toyboy, à qui j'avais envoyé un MMS, me l'ont dit.

En même temps, seulement la moitié des gens avaient joué le jeu. Faut dire qu'il y avait deux clans, comme aux goûters d'anniversaire de CE2. D'un côté, les gens qui ont le sens de la fête, de l'autre, les gens qui ont un balai dans les fesses et qui habilleront leurs enfants chez Cyrillus. C'était tous des anciens du BDE d'HEC Paris. Ca veut rien dire, hein. Mais ça fait beaucoup en proportion de gens pas drôles. Mais je dis ça, je dis rien. Je ne tire AUCUNE conclusion. Aucune. Vraiment. Hein.

Donc, bon moi je suis restée ceux qui dansaient et qui buvaient beaucoup de sangria. J'ai rencontré ou re-rencontré des personnes vraiment bien, qui m'ont rassuré sur l'être humain, que je ne porte pas en grande estime en général.

J'ai revu J., un collègue de boulot de ma Alana qui était venu avec elle à Lyon le ouikend où Toyboy et moi sommes sortis ensemble. Pour être franche, si ça n'avait pas été Toyboy, ça aurait été J. Mais j'ai penché pour l'exotisme (bon, ok, j'ai une conception de l'exotisme un peu naze, parce que bon, un anglais de Birmingham, c'est pas franchement dépaysant). J'ai discuté un moment sur le balcon avec J. et je me suis demandé ce que ça aurait fait si j'avais été avec lui. Parce qu'on avait vraiment bien accroché le ouikend où il était venu.

Un moment, il m'a demandé: "Alors, ça n'a pas marché avec Toyboy?". Et moi au lieu de répondre "Si, si je suis encore avec lui, je l'aime comme une tarée et on va s'installer ensemble", j'ai bredouillé un minable "Beuh, euh, tu sais, c'est compliqué, il est anglais, il va pas rester pour toujours...". NUL. Putain, je me suis detestée au moment même où j'ai dit ça. Je crois simplement que je voulais me tester, le tester, voir si il voudrait encore de moi. En sachant que je ne ferais rien de toutes façons. Mais vraiment, des fois, je suis toute pourrie.

J'ai ensuite envoyé un message à Toyboy tout mielleux et je me suis sentie mieux. Pathétique.

Bon, et puis après, la soirée a continué, et c'était bien, j'étais contente de voir ma Alana, je la regardais danser et je trouvais que c'était la plus belle fille du monde (même si elle était déguisée en The Crow).

Le ledemain, j'ai repris le train assez tôt et Toyboy est venu me chercher à la gare (Queenie étant parti directement à Nice), il avait préparé un bon petit repas et on a regardé "La famille Tenenbaum", un des rares films que je peux voir beaucoup de fois sans me lasser.

Sinon, le capitaine Haddock est un sex-symbol au Brésil.

Et au final, je ne regrette pour rien au monde mon sens étrange de l'exotisme.