
Samedi après-midi, il faisait beau et très bon dehors, alors avec Queenie, nous sommes allés au Parc. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait beaucoup de monde, mais tu parles, c'était bondé comme un dimanche, des milliers de couples avec enfants customisés avec des patins à roulettes fisher-price, des vélos, des barbapapas, de la morve au nez et j'en passe. Enfin, rien de tel pour me foutre le cafard. J'adore les enfants, mais seulement les futurs miens. Evidemment.
Accrochée au bras de Queenie, j'essayais d'éviter de marcher sur la tête d'un de ces enfants, parce que merde, on a pas idée d'être aussi petit. On est arrivé du côté zoo. Le zoo du parc c'est le Tchernobyl des animaux, c'est la déprime du dimanche soir à 19h45, c'est une soirée télé avec mamie devant "Le plus grand cabaret du monde".
On a regardé les girafes avec un air douloureux pendant quelques minutes, en pensant qu'elles préfèreraient sûrement être mortes que de pourrir dans ce terrain vague entouré de panneaux "Interdit de nourrir les animaux" et de parents qui incitent leurs rejetons à leur lancer du pain en leur assénant niaisement des "Ca, mon chéri, c'est une girafe", au cas où l'enfant aurait cru que c'était un phoque.
Une des bêtes s'est soudain dirigée vers un buis pour en arracher quelques feuilles afin de les déguster, enfin, faut dire aussi, elle avait vraiment que ça à foutre parce que dans le coin, y'avait pas beaucoup de quoi se divertir. Elle a sorti une épaisse langue noire, longue et fine et a effleuré le feuillage puis a détaché par la force de son organe (sa langue hein, pas de divagations obscènes) ce qui allait constituer son 4 heures. Je me suis alors tournée vers Queenie et je lui ai dit sur un air lubrique"T'as vu sa langue? mmmmmmmmmmmmmh".
Le couple à côté de moi accompagné de ses deux enfants s'est tourné d'un coup, offusqué. Queenie et moi on a commencé à rire comme des loutres (en même temps, le zoo est un endroit idéal pour ça) et on est parti vers d'autres aventures en se disant que ce qui était drôle c'est que cet homme et cette femme en observant la scène avaient pensé à la même chose que moi au même moment, sauf qu'eux, ils ne pouvaient pas l'exprimer, de peur de traumatiser leurs chères têtes blondes, qui, par ailleurs, étaient brunes.
Bref. Nous avons continué notre chemin puis avons fait une pause au bord du lac afin de nous griller une petite clope, la seule de la journée par ailleurs. Et là, sur le banc à côté de nous, alors qu'il y avait 63 000 autres bancs libres aux alentours, s'assied un couple avec un enfant en bas-âge. La femme nous regarde et nous demande si on ne veut pas éteindre nos cigarettes, parce que le vent pousse la fumée en direction de son bébé, ce qui est absolument vrai. Et là, franchement, je lui aurais bien écrasé ma clope dans l'oeil gauche. Mais soit. Nous nous sommes levé et nous sommes assis un peu plus loin, j'avais pas envie de gâcher cette belle journée par une ridicule dispute.
Le soir, je suis allée au resto avec Toyboy, Queenie et Nevada, je dois admettre que j'ai fini un peu avec des nains dans la tête, mais sans plus, c'était juste une bande de trolls égarés, ils sont pas restés longtemps. Une fois rentrés, j'ai profité de mon Toyboy, on a écouté de la musique tout nus, on a fait l'amour, on a parlé. Du coup, le lendemain on s'est levé à 13h. Puis Toyboy est rentré chez lui et avec Queenie on a regardé les 12 premiers épisodes de la 6ième saison de "Sex and the City", à raison de 30 minutes chacun, ça a donc duré jusqu'à 20heures. A la fin, j'avais mal à la tête, envie de vomir et tout. J'ai failli faire une overdose cathodique.
Puis Toyboy est revenu puis on a regardé "The Game", enfin, moi, les 20 premières minutes seulement parce que je me suis lamentablement endormie dans ses bras.
Lundi, rien d'interessant, aujourd'hui, foire des antiquaires, un rituel parmi d'autres.
Queenie avait prévu d'organiser une fête pour mon anniversaire mais finalement je lui ai dit d'annuler, je n'en ai aucune envie.
Et puis aussi, on est über-fans d'une chanson en ce moment qui est classée n°1 en Allemagne. C'est une espèce de gamine à couettes qui chante avec un crocodile (enfin un intermittent du spectacle déguisée en crocodile, pas un vrai) et les paroles c'est: "Ich bin Schnappi, das kleine Krokodil Ich schnappe gern, das ist mein Lieblingsspiel, Ich schleich mich an die Mama ran Und zeig ihr wie ich schnappen kann,Schni Schna Schnappi Schnappi Schnappi Schnapp Schni Schna SchnappiSchnappi Schnappi Schnapp". Schnappi (schnappen, en allemand, ça veut dire "attraper", preuve que 14 années d'allemand n'auront pas eté complètement inutiles) c'est le nom du crocodile, et rien que ça, je trouve que c'est über-drôle.
