J'ai chaud. Très chaud.Tout le stock de Cristalline y est passé; mon corps est maintenant constitué d'eau à 95%. De plus, j'ai eu l'idée à la con mettre un tee-shirt en viscose alors qu'il fait 38 C°. L'été, dites non à la viscose. La viscose est votre ennemi. La viscose est cynique, la viscose est narquoise. Je conchie la viscose.
De toutes façons, la canicule n'existe que pour procurer des sujets d'ouverture au journal de 20 heures de Jean-Pierre Pernaut. Je suis nulle en chaleur. D'abord, je ne la supporte pas: dès que je vais au soleil, je saigne du nez, ce qui est absolumment pathétique.
En plus, le seul endroit où tu peux être bien c'est la plage, et je hais la plage, je hais cet étalement de viande, ces culs flasques, ces seins qui tombent, ces peaux cramoisies et ces tongs moites.
J'aime la plage en hiver. Quand il pleut et qu'il y a beaucoup de vent de préférence. J'aime les pays du Nord. J'aime le gris, l'orage, les vagues qui claquent sur les rochers. J'aime les docks de Douvres au petit matin. J'aime les fjords de Copenhague en octobre. J'aime l'océan. J'aime les gros pulls en laine et les cheveux emmêlés, légèrement humides. J'aime le chocolat chaud et le bain moussant quand tu rentres. J'aime l'amour en hiver.
J'ai chaud.
C'est nul.
