08/11/2005

Ruhe



Oui, oui bon, ça va mieux on va pas se laisser emmerder par une dépression chronique non plus, merde alors!

Bon, en revanche, je prends quand même le temps de râler parce qu'au taf il y a un nouveau qui, comment dirais je pour rester polie, me donne envie de lui mettre un sabre en travers de la gorge et de le faire agoniser en l'obligeant à regarder la nouvelle coupe de cheveux de Lorie. En gros, si j'avais des couilles, il me les casserait.

En fait, il est toujours derrière moi, je suis sûre que des fois, il se cache dans les plantes pour m'épier. Tous les prétextes sont bons "Ah tiens, je fais une petite pause, je vais rester avec toi", "Dis tu veux pas m'aider à faire ça", "Oh ben attends je vais venir attendre le bus avec toi".

Là, j'en peux plus, j'ai beau l'ignorer, il me colle comme une sangsue et j'arrive pas à être méchante avec lui, et pourtant, pour moi, c'est super facile d'être méchante.

Bon, j'ai vaguement raconté ça à Toyboy à midi, parce qu'en plus de ça j'étais énervée d'avoir marché 30 minutes sous la pluie parce qu'il n'y a plus de bus qui mènent à mon bureau (trop dangereux paraît-il mais euh bon, je vois pas trop vu que c'est désertique à part une boulangerie et je vois pas trop la boulangère balancer des Banette sur les transports en commun).

En retour, il m'a raconté que quand il avait 6 ans il avait deux gerbilles, et que l'une avait mangé le pied de l'autre. J'ai eu beau chercher le rapport pendant 15 minutes, j'ai pas trouvé. En vrai, il n'y en avait pas, c'est juste qu'il avait envie de me raconter cette super histoire.

Ce qui est nul avec la pluie, c'est cette espèce d'odeur de poney mort qui s'en dégage au bout d'un moment. J'ai l'impression que je bosse dans un immense cadavre de mouton faisandé à cause de l'humidité, c'est pas vraiment agréable.

Rien à voir mais ce ouikend, j'emmène Toyboy dans le sud chez ma grand-mère. J'ai pris des billets de train de sorte à ce que ce soit le plus court, et donc le moins douloureux possible. Non, parce qu'avec les évènements des derniers jours, on va en entendre parler de la banlieue vue par ma grand-mère et je dois dire que c'est assez folklo, ce serait comme une poule qui ferait une thèse sur la "Validation de l'expression de gènes identifiés au cours des phases précoces de l'embryogenèse somatique chez la chicorée".

Enfin, bon, autant dire que si je me fais pas seppuku d'ici dimanche, ce sera un vrai miracle.