
Des fois, le ciel, c'est beau. Plus beau que n'importe quoi. Plus beau que tes vacances à la Grande-Motte, plus beau que le plus beau jour de ta vie, plus beau que Klimt et Dragon Ball Z réunis, plus beau que la plus belle personne que tu aies jamais vu.
Allongée sur le canapé, la tête penchée en arrière pour voir ce spectacle, je me dis que je peux mourir demain puisque j'ai vu les nuages et que je verrais jamais rien qui ne me procurera autant de plénitude, même pas la rediff de la croisière s'amuse cet été sur France 3.
Ca commence par les immeubles, ces petites boîtes de conserves améliorées où chacun a réservé sa place et a mis sa petite boîte qui lui permet d'avoir en permanence un oeil sur le monde alors que le monde il est là derrière la fenêtre, c'est le plus beau et le plus grand des tableaux, plus les yeux s'aventurent vers le haut, plus les immeubles paraissent étriqués, insignifiants, écrasés par cette masse pourtant gracieuse, les lignes blanches comme des traînes de mariées fugitives, le ciel est partout, ouvre ta fenêtre, et regarde le enfin.
