
Je souris.
Il pleut des trombes d'eau et moi, je suis là, et je souris.
Je souris aux gens dans le métro, je souris toute seule, je souris aux chiens, aux arbres, aux poteaux, aux murs, aux oiseaux qui font cui-cui et à ceux qui font pas cui-cui aussi.
Je dois sûrement avoir l'air d'avoir pris 15 ecstas mais si tu savais comme je m'en fous.
Je suis là, avec mes cheveux tous chiffonnés et mes vêtements pas coiffés et je souris. Juste un truc un peu enigmatique, genre La Joconde. Le sorte de sourire que tu sens sur ton visage et qui ne veut pas partir. En même temps, tu lui demandes pas de partir. L'impression que le monde peut bien s'écrouler autour de toi. D'ailleurs il s'écroule. Ca doit faire mal.
Je n'échangerais mon baril de Toyboy contre rien au monde. Oui tu peux m'en foutre des caisses de Citron, de W., de Church, de Nevada, de Slash, de Brad Pitt, de Carlos, de Alice Cooper, de Jude Law, de Lassie chien fidèle, j'en veux pas, ça ne m'interesse pas.
En plus, c'est moi qui l'ait choisi. Je veux dire ça a son importance. Souvent, je sors avec des types qui me plaisent à moitié. Mais là, non. J'ai bassiné tout le monde avec Toyboy pendant deux semaines et ça ne m'arrive jamais d'être aussi attirée. D'habitude, ça vient au fur et à mesure.
W., en me quittant, m'a dit "tu verras, dans quelques temps, tu penseras que je n'en valais pas la peine". Bien sûr. Personne ne vaut la peine qu'on se fasse du mal et qu'on se renie.
Loin derrière.
