Sur un banc où des centaines de gens se sont assis avant nous, on regarde la ville comme on regarderait la mer. Le pollen vole et s'accroche parfois dans tes cheveux blonds, la colline nous porte et nous sommes les maîtres du monde.Ca et là, sous des parasols imaginaires, une jeune fille fait une démonstration de capoiera à celle qu'on imagine être sa mère, à notre droite, un homme dessine le paysage en écoutant de la variété sur une petite radio portative, et nous, on chantonne les tubes comme des cons, et on rit.
Ma tête posée sur ton épaule, qu'est ce qu'on va faire tout à l'heure, on ne le sait pas, on s'en fout, c'est bien.
Sur un banc où des centaines de gens se sont assis avant nous, on regarde la ville mais nous voyons la mer.
