26/08/2003

Uber-rien

Il n'y a plus de café. C'est inadmissible.

J'ai bien réussi à me faire croire que ce n'est pas moi qui l'ait terminé parce que j'ai la flemme d'aller en acheter, mais ça ne sert à rien puisque je suis seule au boulot. J'arrive très bien à me convaincre de certaines choses parfois. Dès que cette connasse hystérique de V. rentrera de vacances, je lui dirais "Dis donc t'aurais pu racheter du café avant d'aller de te faire cuire les fesses sur la costa del sol...", tout en sachant pertinemment que je lui gâcherais sa journée.

Les vacances sont pour certains l'occasion de faire ce qu'ils n'ont pas le temps de faire le reste de l'année. Pas pour moi. J'ai le temps de tout faire. Lire, écrire, écouter de la musique, en faire de temps à autre, voir les gens que j'aime bien, sortir, me cultiver...C'est probablement la raison pour laquelle je me coupe du monde pendant cette période: peu de musique, lecture en diagonale de magazines et autres livres insipides, vie sociale catastrophique.

Cette inactivité me sied à merveille, je me trouve belle, je souris, je me laisse guider par mes envies, je cède à mes goûts de luxe. J'excelle dans l'art du rien. Je me libère du trop: je me promène nue dans mon appartement, je ne mets plus de soutien-gorge, je m'étale pour dormir alors que le reste du temps, je m'assoupis dans la position angoissée du foetus. Je vais au cinéma voir des conneries que je renie dès la rentrée. Je dis des gros mots à mes parents. Je fais caca la porte ouverte.

Mes vacances sont aussi bêtes qu'une chanson de Céline Dion.