
J'écoute: "Put your hand on your heart" de José Gonzales (une reprise étonnante d'une vieille chanson 80's de Kylie Minogue, à écouter éventuellement un peu là parce que merde quand même c'est bien)
Je lis: "Millenium People" de JG Ballard et la notice du nokia 6630
J'ai vu: "Brokeback mountain" même que c'est bien, "Blow" en DVD même que c'est très bien, "Monkey Dust" une série animée anglaise très noire qui scotche par terre , par contre j'ai raté les deux derniers "Sous le soleil", et des cours de disco pour assurer en night-club.
C'est plutôt difficile pour moi d'écrire en ce moment. D'abord, parce que je finis le travail dans moins de deux semaines et que forcément, c'est maintenant qu'on me refile le plus de boulot, que je dois ranger mes affaires persos, passer le relais, mes dossiers, mes trucs que moi seule sait faire et c'est tellement bordélique que c'est super compliqué à expliquer.
Ensuite parce que je passe de l'euphorie au desespoir le plus profond en 5 secondes et que c'est déstabilisant, que je n'arrive pas à fixer une humeur ou des émotions plus de quelques minutes d'affilée. Que j'ai du mal, que je ne peux pas venir m'épancher sur ce journal de ce qui me tracasse vraiment, pour respecter l'intimité de mes proches.
Que Toyboy part lundi prochain et qu'on ne va pas se voir pendant un mois et que là, tout de suite, ça me rend bien triste parce que j'ai besoin de lui en ce moment.
J'ai eu de très bons moments cette dernière semaine, revoir mes amis réunis pour mon anniversaire, revoir ma Aki, pouvoir parler librement à Hirek de choses personnelles que peu sont prêts à entendre et que je ne suis pas prête dire parce que des fois il vaut mieux faire semblant que d'avouer des faiblesses, de me sentir appréciée par Geisha et Tessa, d'exister à travers l'amitié des autres.
Est-ce que je fuis? je ne le sais pas mais peut-être que je fuis ce que je ne veux plus être, ce que je ne supporte plus de voir et qui me fait terriblement souffrir. Je voudrais mieux respirer, arrêter de porter un poids que je ne peux plus endurer, croire qu'en partant, ce sera plus léger, pas pour eux, mais pour moi.
J'aime pas vraiment décrire ces sentiments qui me tiraillent, ça semble tellement flou et puis au fond, qu'est ce que les gens viennent lire içi, c'est bien mieux quand je suis drôle, que je raconte Toyboy ou la télé mais hein la vie c'est pas toujours ça, des fois, c'est la blague que tout le monde attend mais qui n'arrive pas.
On m'a dit bonne chance pour ma nouvelle vie, mais je ne vais pas avoir de nouvelle vie, ce sera juste la continuité de celle-là, la somme de tout ce que j'ai vécu jusqu'à présent.
On a qu'une vie et parfois, on s'en souvient trop bien.
