28/06/2005

Kenavo



Premières vacances avec Toyboy. Les vacances, c'est très révélateur, je m'étais dit que si j'arrivais à supporter Toyboy 24h/24 pendant 1 semaine, alors j'avais bon espoir pour notre cohabitation, qui commence ce dimanche.

Et ça s'est tout simplement merveilleusement bien passé. Le même rythme, les mêmes envies, le besoin de se retrouver seul parfois à ne rien faire sans que l'autre vienne te tirer la manche en disant "hé hein alors qu'est ce qu'on fait hein hein?". En plus, on était vraiment tranquille parce que des touristes, en Bretagne, à la mi-juin, il n'y en a pas beaucoup. Enfin à part des vieux anglais.

Une semaine quand même c'est trop court. On est resté à Nantes une journée parce que je devais récupérer les clés de la maison de mon parrain. La première chose qu'on a remarqué, c'est qu'à Nantes, il y a plein de sex-shops. Non mais vraiment.

J'ai même fait du vélo. Et aussi du ping-pong. D'ailleurs à ce propos, Toyboy ne voulait jouer que quand il avait fumé un gros pétard parce qu'il était bien meilleur. Non mais le pire c'est que c'était vrai: mon homme est un genre de super héros pourri, SuperPingPongMan, dont les pouvoirs sont révélés par la drogue. C'est dingue quand même.

C'est chouette quand même la Bretagne. J'y ai habité pendant 2 ans lorsque j'étais petite et j'ai passé tellement de vacances là bas. C'est autre chose que "Dolmen" la saga de l'été sur TF1, avec les pires clichés de la Bigoudaine qui fait des crêpes.

J'ai aussi harcelé Toyboy avec le fait que j'allais pas attendre 120 ans pour avoir un enfant. Mais bon, lui il s'en fout, il a encore des réducs à la SNCF alors il se la pète et moi j'ai plus le droit à rien, sauf lire les Inrocks en écoutant Arcade Fire, qui d'après lui est vraiment de la musique pour les trentenaires et les quadras. Bon après on est allé manger une glace et à côté de nous il y avait un couple de notre âge (enfin du mien) avec un enfant horrible alors je n'ai plus harcelé Toyboy et je lui ai presque promis une ligature des trompes.

Le plus nul, c'est quand on est rentré. Bon d'accord, on a bien rigolé dans la petite gare, parce qu'il y avait un guichet et dès qu'il y avait plus de 3 personnes, on était persuadés qu'ils allaient déclencher une cellule de crise. C'est complètement con mais dans le contexte c'était très drôle. Si si.

Nous sommes arrivés à minuit, fatigués et un peu tristes. Un type nous a abordé à la gare pour nous demander dans un français approximatif où était l'auberge de jeunesse. Sachant qu'elle était à l'autre bout de la ville et probablement bondée, je lui ai proposé de squatter mon canapé si il voulait. Jay, un américain donc, a accepté et nous sommes rentrés tous les 3. Queenie était dans le salon, agonisant de chaleur. On a discuté un peu puis je suis allée m'écrouler dans mon lit.

Toyboy s'est levé tôt le lendemain car ses parents arrivaient d'Angleterre pour le voir. Queenie, Jay et moi sommes allés nous ballader malgré la chaleur accablante. Toyboy m'a appelé plus tard pour me dire que la fac ne renouvellait pas son contrat alors que lorsque nous étions en Bretagne, il avait reçu un appel avec une réponse positive.

Et puis je reçois un sms de Neev, qui me dit que Paris Match parle de mon blog. Je vais donc dans un kiosque à journaux pas loin, où travaille P., le mari de Aki. Je regarde le journal et je lis le passage qui me concerne:

"Dans un registre voisin mais plus cynique, le xxxxxxxxx.free.fr, où une miss xxxxxx tient le forum d'elle-même. Cette visiblement ancienne dépressive chronique s'y montre très anti-tout et pro-rien: lisez notamment ses critiques des émissions de téléréalité, qu'elle doit regarder avachie dans un fauteuil entre deux siestes."

Outre la faute à mon pseudo, je me dis que j'espère pour eux que c'est un stagiaire qui a écrit ce papier. De plus, ils ont attribué une des mes illustrations à jacqueschirac.org, quel souci de précision. Merci pour les mails que j'ai reçu, qui m'ont réconforté, parce que si mon journal se résume à une couch potato depressive, je préfère l'arrêter tout de suite.

De plus, pour mes lecteurs habituels, vous aurez sans doute remarqué que j'ai remplacé les noms par des pseudos (et le layout changera très bientôt), parce que certains de mes proches ont découvert ce journal et ont estimé qu'en en me rendant pas totalement anonyme, je prenais le risque qu'on les reconnaisse également, ce qui est tout à fait vrai. Dont acte.

Note pour plus tard: la prochaine fois que je pars en vacances, oublier de rentrer.