23/02/2004

Cirque

Musique: Bill Withers "Ain't no sunshine" (je suis dans ma période soul-music et Blondie "When I think about you I touch myself")
Livre : Paris Match (je suis dans ma période « j’ai pas envie de lire »)

Pas vraiment eu de temps libre ce week-end. Vendredi, le directeur artistique du Cirque du Soleil passe nous voir et nous propose la déco d’une grosse soirée VIP pour fêter la première représentation du cirque à Lyon. Il énumère les fameux VIP pour nous en mettre plein la vue, mais nous on s’en fout complètement. Il veut un décor baroque, et nous dit que la soirée se fera dans une salle de squash. Ah ouais. Transformer une salle en béton gris qui pue les pieds et la sueur en endroit de luxure et de débauche, voilà qui est intéressant. En plus, il nous offre à chacun des places pour le cirque ET la soirée, ce qui laisse la perspective de champagne gratuit et éventuellement d’une rencontre inopinée avec un éléphant sympa.

Le cirque, j’ai jamais trop aimé ça. Sans doute parce que quand j’étais petite et que j’habitais à Strasbourg, il y avait un parking de supermarché où s’installait un petit cirque tous les ans, et quand on allait à l’école, on voyait les animaux attachés, sales, livrés à eux-mêmes et c’était glauque. Et puis aussi ça me fait penser à ces crétins sur les quais de Saône qui font du diabolo et qui croient qu’ils savent jouer du djembee, et qui en fait cassent les couilles à tout le monde. Moi je les appelle les « J’aime l’Afrique » parce qu’ils se croient imprégnés d’une culture juste parce qu’ils se font des dreads.

Samedi, j’ai croisé ma mère qui, comme toutes les semaines, m’a donné les journaux qu’elle avait acheté (dont le Point spécial « Psy », ce qui me fait dire ma mère aime les messages subliminaux, mais là quand même j’ai trouvé ça un peu gros…) et, o surprise, une boite de gélules.

« Maman c’est quoi ces gélules ?
- Des oméga 3.
- Ah. Et qu’est ce que tu veux que j’en fasse ?
- Tu en prends le matin et le soir.
- Ah. Et pourquoi ?
- J’ai lu que c’était excellent pour le cerveau.
- ….euh…
- Ben oui, il paraît que c’est efficace contre la dépression. Il y a eu une étude américaine qui démontrait que les dépressifs manquaient d’Omega 3.
- Ah. Mais tu crois pas plutôt que les dépressifs manquent d’autre chose ?
- (résignée) Bon tu fais ce que tu veux.
- (docile) Je les prendrais Maman. »

On sait jamais. Peut-être que les Omega 3, ça va me rendre aussi heureuse que les gens de la pub Actimel (parce que merde on sent bien que c’est un concentré actif et que grâce à ça on va pouvoir se payer un voyage en Inde).

Samedi soir, pas envie de sortir, la pluie me conforte dans cette position. Je regarde donc les Cesar, parce que je veux voir si « Depuis qu’Otar est parti » aura un prix (seul film sur lequel j’ai bossé à être nommé). Je suis contente parce que oui, et puis le film est vraiment bien. Sinon, bon, c’est une cérémonie mais je m’étonne que cette année il n’y ait pas le traditionnel rituel de la séquence des « disparus ». J’en suis même presque déçue. Comme s’il n’y avait plus de pages nécro dans les quotidiens (la première page que je vais voir, par macabre curiosité).

A 1h50, je reçois un appel de mes voisins me demandant si je veux pas venir boire l’apéro chez eux. Je me dis que c’est une drôle d’heure pour un apéro. A la voix de la voisine, je devine qu’ils sont déjà passablement éméchés. De toutes façons, j’ai envie de dormir.

Dimanche, rien. Il pleut toujours, je reste dans mon cocon et avec mon chat, on regarde le téléfilm de M6, qui parle des US dans les années 70. Chouette musique. Wyatt est d’accord.

Le soir, je regarde le documentaire sur les derniers jours de Pompéi. Chouette reconstitution. Wyatt dort.

Ce chat n'a décidément aucun sens des priorités.